Selon le rapport, les attaques « systématiques » contre des réfugiés hutu rwandais et des membres de la population hutu « pourraient être qualifiés de génocide » si ces faits « sont prouvés devant un tribunal compétent ».
Ce rapport dont la publication a été retardée à ce 1er octobre déclenche une vive protestation de la part des pays mis en cause notamment le Rwanda et l’Ouganda.
L’armée aux ordres des nouvelles autorités rwandaises, le Front patriotique rwandais (FPR), n’a pas fait dans la dentelle dans sa traque des présumés génocidaires. Les civils avec lesquels les dignitaires de l’ancien régime de Juvénal Habyarimana se sont mêlés sur les routes de l’exode ou dans les camps de réfugiés ont fait les frais de la revanche des nouveaux dirigeants de Kigali avec à leur tête un certain Paul Kagamé.
Les fuites du pré-rapport avaient provoqué, on se le rappelle, la colère de Kigali qui n’a pas du tout apprécié l’utilisation du mot « génocide » comme possible qualificatif des crimes commis sur une période de dix ans dans cette partie de la RD Congo. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a dû se déplacer à Kigali pour calmer Paul Kagamé et son régime qui menaçaient de retirer leurs troupes des opérations de maintien de la paix de l’ONU principalement au Darfour si jamais le mot qui fâche, celui de « génocide », était maintenu dans la version finale du rapport qui paraît aujourd’hui. Depuis lors, on attendait religieusement mais aussi fébrilement le rapport final surtout que par la suite, le Rwanda est revenu sur sa menace de retrait de ses troupes de la Mission conjointe ONU-Union africaine de maintien de la paix au Darfour. Le rapport sera donc lu attentivement par tous ceux qui l’attendaient en vue de faire la comparaison avec la version initiale. C’est à la lumière de cette comparaison que l’on saura si la version publiée a été expurgée de tout ce qui dérange le Rwanda ou bien si l’essentiel a été maintenu. Dans les prochains jours, on risque d’assister à un débat sur le courage ou la poltronnerie du Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’homme suivant que la version publiée est soft ou hard. En attendant, la question à brûle-pourpoint que l’on peut se poser est de savoir quelle version du rapport l’ONU va nous servir aujourd’hui.
La fuite dans la presse et surtout les menaces rwandaises ont fortement embarrassé l’ONU. Sans forcément le vouloir, l’organisation s’est retrouvée dans une situation où elle va devoir ménager la chèvre et le chou. Si la version finale est édulcorée, l’organisation sera accusée d’avoir cédé aux menaces du Rwanda. Si ce n’est pas le cas, elle aura davantage compliqué ses relations qui ne sont déjà pas faciles avec le Rwanda qui en veut à l’ONU de n’avoir rien fait pour prévenir ou arrêter le génocide de 1994. Dans tous les cas de figure, l’organisation prendra des coups et devra sans cesse se justifier quelle que soit la version du rapport. Pendant ce temps, la justice attendra car une chose est de publier un rapport et une autre est de mettre en œuvre ses recommandations surtout si son contenu est l’objet de contestations.
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j ai voulu que vous me donniez les noms victimes en rdc que la cpi veut juge pour le crimes , est ce que kabila fait parti de la liste ?