C’est une réponse du Mincommerce aux populations, pour réduire les prix des denrées alimentaires. Depuis vendredi dernier, la délégation régionale du Centre a mis sur les rails les caravanes itinérantes du collectif des librairies citoyennes, et de la vente des produits de grande consommation. L’objectif est de permettre aux populations de se ravitailler et de faire des économies. Tous les jours de 9h à 16h30 mn excepté les dimanches, des caravanes sillonnent la ville de Yaoundé par secteur, pour approvisionner les consommateurs.
Cette décision a été prise lundi dernier, lors de la réunion de concertation entre le ministre du Commerce et les différents opérateurs économiques à cause de la rareté des produits de première nécessité sur les marchés. « Et quand bien même on les trouve, c’est à des prix exorbitants », se plaint un consommateur. Pour se rassurer que les instructions données par le ministre du Commerce sont effectivement respectées, le délégué régional du Commerce du Centre, Jackai Derrick Mosima, est allé sur le terrain pour vérifier. Et les consommateurs sont de manière générale satisfaits. « L’avantage est que les achats se font au prix de gros », déclare le délégué régional. Lesdites caravanes se déploieront également à l’immeuble rose à partir de cette semaine, ainsi qu’à Ngoa-Ekellé, Ngoumou et Mfou.
En synergie avec le ministère du Commerce, le collectif des librairies citoyennes a commencé son déploiement le 18 août dernier, dans les localités d’Elat, du Nyon, Okola, et s’achèvera avant la fin de l’année, pour permettre aux parents d’acheter des fournitures scolaires à leurs progénitures. Les prix sont les mêmes partout où les caravanes se déploient. La famille Chebou en a profité. Elle a acheté des paquets de cahiers à la librairie-témoin d’Elig Edzoa, avec une réduction de 90 F sur chaque paquet, par rapport aux prix appliqués pour le même type de cahier sailleurs.
Le marché-témoin de l’interprofession avicole à Mbankolo est déjà opérationnel. Dans son enclos de poulets, des clients affluent. Des quinzaines de volaille et plus sont achetées. Ce qui augmente le chiffre d’affaires des vendeurs. C’est le cas de Marie Kengne, ménagère et résidente du quartier Cité verte, venue s’approvisionner en poulets. Le prix est de 2 200 F pour un poulet de 1,8kg à 2kg. Et pour ceux qui veulent le nettoyer sur place, il faut débourser 100 F de plus. Autour des mosquées également, les consommateurs affluent. L’occasion pour les musulmans en l’occurrence de s’approvisionner en riz, huile végétale, sucre, farine et détergents. Une possibilité de revoir le budget du soir à la baisse, et de mieux préparer les festivités du Ramadan.
Muriel Capitoline ELOMO
Articles du même thème:
- Lutte contre la corruption au Cameroun : l’enseignement supérieur s’engage Une formation ouverte hier à Yaoundé par le Minesup en vue d’une campagne prochaine dans le secteur. Trois chefs de départements ministériels ont fait le déplacement du complexe universitaire Siantou...
- CAMEROUN : Lutte contre la corruption dans les médias Un séminaire de deux jours a été organisé à leur intention par la Commission nationale anti-corruption. Ils étaient tous là, les communicateurs de la région de l’Ouest et bien d’autres,...
- L’Afrique championne de la lutte contre le sida ? Le Prix Ruban Rouge 2010 est une reconnaissance pour des dirigeants et des militants marquants de la lutte contre le sida. L’Ethiopie et le Soudan figurent parmi les pays récompensés...
- Lutte contre la contrefaçon : Yamaha va-t-il mettre le turbo ? Pour se rendre dans la petite bourgade d’Iwata, il faut d’abord emprunter le Shinkanzen (TGV japonais) de Tokyo à Hamamatsu, puis une locomotive ordinaire avant de sauter dans un taxi...
- Tarifs d’électricité au Cameroun : le clair-obscur persiste Le régulateur prend acte du maintien de l’augmentation des prix par AES-SONEL et conseille la patience aux consommateurs. Jean Pierre Kedi, nouveau directeur général de l’ARSEL (Agence de régulation du...

