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Burundi : les femmes ex-rebelles victimes de viols

Les femmes engagées volontairement dans les groupes armés au Burundi sont aussi violées par leurs compagnons d’armes. « Au Burundi, de nombreuses femmes ex-rebelles souffrent de traumatisme lié à ce qu’elles ont vécu dans le maquis », rapporte Voice of America. « Un programme de prise en charge psycho-social a été initié pour aider ces victimes à oublier leur passé douloureux », précise le site américain.

Selon Amnesty International, « la forme de violence sexuelle la plus fréquemment signalée au Burundi est le viol commis par des individus isolés ou des agents de l’État, notamment des responsables de l’application des lois et des militaires ». L’organisation précise que « la plupart des femmes et des jeunes filles sont violées chez elles ou dans leur quartier ».

Médecins sans frontières reçoit en moyenne 1 346 témoignages de femmes déclarant avoir été violées, soit 26 par semaine. Ces statistiques ne représentent que la partie visible de l’iceberg. Les informations fournies par les médias et les organisations médicales et de défense des droits humains ne concernent donc que les femmes qui ont pu se rendre dans un centre de santé ou de soutien psychologique. Un nombre incalculable d’autres femmes souffrent en silence.

« Les responsables de l’application des lois et les autorités judiciaires font régulièrement preuve d’indifférence envers les victimes qui affirment avoir été victimes de tels délits, manquant ainsi à leurs obligations professionnelles », selon AI. Les agents de l’État négligent souvent de veiller à ce que les plaintes pour viol fassent l’objet d’une enquête débouchant sur des poursuites contre les responsables.

Ce sont les ONG nationales et internationales qui fournissent actuellement une assistance médicale, psychologique et sociale aux victimes de viol. Toutefois, le niveau général d’aide est très faible et il ne permet pas de faire face au nombre de cas de viols et de violences sexuelles signalés au Burundi. De nombreuses femmes restent sans aide. L’État ne peut pas se dérober à sa responsabilité : il lui appartient de fournir des soins médicaux, une aide juridique ainsi qu’un soutien psychologique et social aux victimes de viol.

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