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Les chancelleries camerounaises ne connaissent pas la crise

Un grand nombre de chancelleries camerounaises voire de résidences dans plusieurs capitales étrangères font peau neuve. Sans exhaustivité, les envoyés spéciaux de Cameroon Tribune ont eu à le constater lors de leurs missions à Brazzaville, à Libreville, au Caire, à Paris ou à Brasilia. Cette rénovation infrastructurelle tendant à relever le défi des bâtiments vétustes, défraîchis et dans plusieurs cas peu fonctionnels contribue à une amélioration visible de l’image du Cameroun. Annoncée par le président de la République lui-même lors d’un message de nouvel an à la nation, elle a commencé en même temps qu’était effectué un vaste mouvement ou renouvellement des chefs de missions diplomatiques camerounaises. A travers les cinq continents, dans plus d’une centaine de pays et organisations internationales, le Cameroun est accrédité et, par conséquent, davantage présent pour participer au développement des relations bilatérales et multilatérales, et faire entendre sa voix.

Sans galvauder les mots dans un contexte où tout se dit avec délicatesse, il n’est pas exagéré de parler d’une impulsion forte dans ce domaine réservé qu’est la diplomatie. Les signes les plus manifestes, sur ce terrain où l’on marche à pas feutrés, viennent comme nous l’avons déjà indiqué, de « l’impulseur » lui-même, à savoir le président de la République. Au demeurant, il n’aura échappé à aucun observateur attentif à l’évolution de l’actualité camerounaise combien dense et intense est l’activité diplomatique du président Paul Biya, ces dernières années, et plus particulièrement en cette année du cinquantenaire de l’indépendance du Cameroun. Au plus haut niveau, la présence au Cameroun d’une dizaine de chefs d’Etat lors des festivités marquant les cinquante ans de l’indépendance de notre pays ainsi que lors du défilé du 20 mai 2010 ne pouvait passer inaperçue. Non plus les multiples concertations du chef de l’Etat, ici ou à l’extérieur, au plan bilatéral et multilatéral avec ses homologues étrangers. Il en est ainsi de la participation du président Paul Biya aux sommets de la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale) en RCA, en Guinée Equatoriale et au Congo Brazzaville, ou encore au sommet France-Afrique de Nice.

La diversification et le renforcement des liens d’amitié et de coopération se sont traduits, par exemple, par l’accueil chaleureux réservé à Yaoundé au chef de l’Etat de Turquie et les accords de coopération conclus avec ce pays émergent. Le récent séjour du président Paul Biya au Brésil constitue une autre illustration de cette diversification avec des pays émergents partageant avec le Cameroun une vision commune sur la gouvernance mondiale et les mêmes objectifs de développement. Les liens traditionnels ne sont pas pour autant négligés, comme le montre, par exemple, les audiences fréquentes de l’ambassadeur de France au palais de l’Unité ou le succès de la visite officielle du chef de l’Etat camerounais dans l’Hexagone en 2009.

A la tribune de l’assemblée générale de l’ONU à New-York comme à Copenhague au sommet mondial de l’environnement l’année dernière, le chef de l’Etat a saisi ces occasions pour souligner les fondements de la diplomatie camerounaise basée sur la paix, le dialogue, la coopération dans le respect mutuel, la solidarité internationale. Devant ces tribunes et bien d’autres comme le sommet France-France ou encore ici chez nous lors de la conférence internationale du cinquantenaire baptisée « Africa 21 », Paul Biya ne cesse de plaider pour une meilleure représentativité de l’Afrique dans la gestion des affaires du monde, de défendre la cause environnementale de notre continent… Ceux qui zappent sur les télévisions africaines ou mondiales observent aussi que plusieurs émissaires camerounais sont souvent reçus par des chefs d’Etat étrangers. Ceci n’est pas toujours révélé ici. De même à plusieurs niveaux, le Cameroun participe à de multiples concertations internationales et plaide de plus en plus, avec un certain succès, pour l’élection de compatriotes au sein d’institutions internationales. C’est aussi cela, la diplomatie de présence.

ESSAMA ESSOMBA, Cameroon Tribune

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