Ils n’ont pas boudé leur bonheur, les brazzavillois, heureux d’accueillir Paul Biya et 14 autres chefs d’Etat, invités de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Congo.
Quand le solennel sourit, le splendide se mue en instants précieux. Le défilé civil et militaire du boulevard Alfred Raoul de Brazzaville avait quelque chose de cette finesse singulière que l’on apprécie toujours. La belle cérémonie du 15 août a su, en effet, étaler une qualité d’élégance de ton que l’on retrouve rarement dans de telles circonstances avec surtout autant d’invités de marque dont en première ligne Paul et Chantal Biya. De la patience, et même du courage physique, il en a fallu aux nombreux invités venus soutenir de leurs applaudissements les articulations du défilé coloré du cinquantenaire du Congo qui a duré près de quatre heures. Et pourtant, quelle profondeur dans le déroulé des moments forts d’une fête achevée en beauté dans un banquet d’honneur offert en soirée au palais du Peuple par le président congolais et la première dame, Antoinette Sassou Nguesso! Un festin de sommités en entrée et quelques pas de danse en dessert pour célébrer une amitié rarement prise à défaut en ce qui concerne les relations Cameroun-Congo en tous cas. On comprend mieux la place privilégiée du couple présidentiel camerounais à toutes les étapes. De l’arrivée à l’installation à la villa américaine, sur les hauteurs du fleuve Congo en passant par l’ordre protocolaire durant les cérémonies ; l’ovation soutenue de l’assistance lorsque le couple présidentiel est présenté, on a envie de conclure avec un officiel congolais…comme on a été délicat avec Paul Biya dans l’exploration du faste, du prestigieux ! Pour toutes les cérémonies de ce cinquantenaire du Congo, il y avait ces émotions trop composites pour être définies, trop enfouies dans les mémoires pour être souvent exprimées. Mais l’observateur attentif a pu à travers tous les grands mouvements du faste des célébrations tout y lire : le rire, la reconnaissance et les sanglots du souvenir pour les différents héros de l’indépendance décorés ; l’insouciance et la hardiesse militante de la jeunesse ; et cet ardent désir de communion avec les pays amis.
Et en vérité, c’est un beau succès diplomatique pour le Congo que d’avoir réussi à avoir présents 15 chefs d’Etat et des chefs de gouvernement. On aurait dit un sommet continental agrémenté de la précieuse présence des premières dames du continent. Un vrai délice pour les hôtesses que d’avoir eu le privilège d’admirer comme dans un seul bouquet et de si près, Chantal et Paul Biya du Cameroun, Viviane et Abdoulaye Wade du Sénégal, Hinda et Idriss Deby du Tchad, Chantal et Blaise Compaoré du Burkina Faso, Chantal de souza et Yayi Boni du Bénin, Marie Olive et Joseph Kabila de RDC, Monique et François Bozizé de RCA, le président Rupiah Bwezani et Thandiwe Banda de Zambie, Amadou Toumani Touré et Madame Touré Lobbo Traorédu Mali, Infância Feliz et Pedro Pires du Cap Vert. Sylvia et Ali Ben Bongo Ondimba. Des présences de couples renforcées par celle de Faure Eyadéma du Togo, Edouardo Dos Santos d’Angola, Fradique de Menezes de Sao Tomé et principe, du Premier ministre d’Ethiopie, Meles Zenawi, et les représentants spéciaux du Rwanda, d’Egypte, d’Algérie d’Afrique du sud.
A l’heure des aurevoirs dans les salons de l’aéroport Maya Maya, hier en fin de matinée, et après avoir répondu aux ovations des militants du RDPC venus le remercier de sa réconfortante présence, le Chef de l’Etat a longuement échangé avec le président Abdoulaye Wade du Sénégal. Peut-être bien sont-ils revenus sur la mémorable soirée hommage du Stade Massamba Debat et sur la symbolique de la cérémonie de transmission du flambeau de la génération des années soixante à celle des années 2000. Une aube nouvelle qui se lève sur les 17 pays africains qui ont accédé à la souveraineté en 1960.
Laurent ABAH, Cameroon Tribune
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La diplomatie est utile mais elle ne doit pas être dans la facétie des parades où se congratulent et se félicitent ceux la même qui ne font rien pour la construction de leur pays. Qu’ils s’évertuent à construire pour donner le gite et le couvert à la population, l’accés à l’éducation,à un métier, à la culture et surtout une activité qui participe au bien être de tous. Alors, seulement il y aura du monde autour de vous à vous applaudir. Regardez bien ce qui vous lèchent les pompes, combien sont-ils ? Que représente-t-il sinon eux même.
N’oubliez pas, aucun de vous ne partira sans laisser derrière lui ce qu’il a fait ou non.