Le chef de l’Etat gabonais Ali Bongo Ondimba, prié par son opposition de quitter le pouvoir parce que « mal élu » comme le président sortant de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, a rejeté mercredi dans une conférence de presse, cette demande en refusant de faire une comparaison entre la présidentielle gabonaise et celle de Côte d’Ivoire.
« Venir dire que le président du Gabon n’a pas été bien élu donc il est illégitime, c’est complètement ridicule », a rétorqué le président gabonais dans une conférence de presse en marge d’une réunion décentralisée du conseil des ministres tenue dans la ville d’Oyem au nord du pays.
« La Cour constitutionnelle a parlé. Les élections sont derrières nous », a-t-il ajouté avec fermeté.
« Maintenant que certains se réveillent un bon matin. Ils font des comparaisons qui n’ont pas lieu d’être. Ca les regarde », a-t-il poursuivi.
Samedi dernier, les opposants réunis au sein de l’Union nationale (UN, un des principaux partis de l’opposition) ont exigé la démission d’Ali Bongo. Ils ont même appelé l’ONU et l’Union africaine (UA) de faire partir Ali Bongo comme ils le demandent à Laurent Gbagbo, le président sortant de Côte d’Ivoire.
L’opposition s’appui sur les propos de Michel de Bonnecorse, un ancien spécialiste de l’Afrique à l’Elysée sous Jacques Chirac. M. de Bonnecorse a affirmé dans le film documentaire « Françafrique » qu’au Gabon les résultats de l’élection présidentielle étaient truqués. L’opposition a gagné mais les résultats ont été inversés en faveur d’Ali Bongo, fils aîné dans l’ancien président Omar Bongo Ondimba décédé au pouvoir.
« L’opposition a cru avoir le devoir de demander la démission du président. On ne sais pas pourquoi. Mais à ce sujet, je voudrai dire que toute comparaison avec d’autres pays ne parait pas évident », a martelé Ali Bongo.
« Je rappellerai simplement que pour le cas de notre pays, l’élection a eu lieu le 30 août. La prestation de serment le 16 octobre. Rares sont les pays africains où l’on laisse une marge aussi importante pour des recours. Et nous sommes allés au delà des délais prescrits. Tout cela pour être sur que personne ne viendra nous dire qu’il n’a pas eu le temps… », a rappelé le numéro un gabonais.
Ali Bongo s’est d’ailleurs prévalu de la reconnaissance internationale de son régime. Depuis son arrivée au pouvoir, il a été reçu par plusieurs dirigeants à travers la planète, participé à de nombreux sommets où le Gabon s’est vu confier des postes de responsabilités importants.
Antoine Relaxe, Gabon Actu
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