Le premier avion du pont aérien mis en place au Bénin par le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) a atterri jeudi matin à Cotonou afin d’acheminer des tentes et du matériel d’urgence aux sinistrés des inondations.
« Notre priorité, c’est la distribution de tentes aux sinistrés sans abri se trouvant actuellement le long des routes sans aucune autre alternative d’hébergement. Ces personnes sont particulièrement vulnérables et menacées », a indiqué la déléguée du HCR au Bénin, Angèle Dikongué-Atangana.
L’avion-cargo transporte une cargaison de 1.500 tentes afin de fournir des abris aux personnes affectées par les inondations. Un second avion transportant à son bord une nouvelle cargaison de 1.500 tentes est prévu pour le 29 octobre prochain. Les tentes du HCR sont envoyées sur place dans le cadre de la réponse humanitaire globale des Nations Unies, souligne le HCR par communiqué de presse.
« Avec plus de 3.000 tentes, environ 15.000 personnes recevront un abri temporaire décent et pourront rester à proximité de leurs maisons ravagées par les inondations. Cela leur permet de commencer les réparations tout en attendant le début de l’effort national de réhabilitation », a expliqué la Déléguée du HCR au Bénin.
Le matériel d’urgence est en train d’être acheminé prioritairement dans les régions du Bénin où l’eau commence à se retirer et où il est désormais possible de procéder à leur montage. Les autorités béninoises et l’organisation non gouvernementale Caritas Bénin coordonnent la distribution des abris et la fourniture de l’assistance humanitaire pour environ 680.000 personnes.
Présent au sud du Bénin de manière permanente, le travail habituel du HCR consiste à répondre aux besoins en matière de protection et d’assistance pour environ 7.300 réfugiés et demandeurs d’asile, principalement des Togolais. Ils se trouvent majoritairement dans le sud du pays et certains d’entre eux ont été affectés par les inondations. Le HCR s’efforce de maintenir le contact avec eux pour qu’ils bénéficient également de l’aide.
Le HCR reste « préoccupé par le nombre croissant des personnes qui sont affectées par les inondations ». « De fortes précipitations saisonnières ont frappé l’Afrique de l’Ouest depuis plusieurs mois et elles durent habituellement jusqu’à novembre. Les pluies torrentielles de cette année ont causé des inondations bien plus importantes que celles habituellement observées au Bénin. Quelque 55 des 77 districts sont affectés. Les prévisions météorologiques ne montrent aucun signe d’amélioration », conclut le HCR dans son communiqué.
Selon les dernières estimations du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), 1,8 million de personnes sont touchées par les inondations en Afrique de l’ouest et centrale. La porte-parole de l’agence, Elysabeth Byrs, a annoncé mardi qu’OCHA allait « probablement lancer un appel pour le Bénin d’ici la fin de la semaine ».
Articles du même thème:
- BENIN : Les inondations ont fait 43 morts en 20 jours Les inondations ont fait plus de cinq millions de sinistrés en Afrique de l’Ouest et Centrale depuis le début de l’année. Le Bénin, le Cameroun et le Nigeria figurent parmi...
- Bénin : les inondations ont fait plus 700 000 sinistrés L’UNICEF a distribué plus de 200 000 litres d’eau ainsi que des comprimés de purification d’eau aux populations affectées. L’Afrique de l’Ouest et Centrale a enregistré des inondations dévastatrices cette...
- Le HCR soutient 680 000 sinistrés au Bénin Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) s’apprête à mettre en place un pont aérien d’urgence vers le Bénin dans les prochains jours pour venir en aide...
- Epidémie de choléra au Bénin Plus de 360.000 personnes ont été touchées par les inondations au Bénin, 43 ont perdu la vie et 97.815 habitants sont sans abri, a indiqué lundi le Bureau de la...
- AFRIQUE : 1,5 million de gens touchés par des inondations Des pluies torrentielles ont provoqué de grandes inondations en l’Afrique de l’Ouest et centrale affectant près d’un million et demi de personnes et faisant 377 morts, a indiqué mardi le...


je crois que nous devons repenser notre modele de developpement urbain puisqu’à cotonou les populations construisent meme dans les marécages car tout le monde veut vivre a la capitale. les fleuves, c’est bien, mais ils sont trop ensablés et les riverains refusent toute population de desensablement.
alors il faut apprendre a construire sur pilotis, il existe deja un village entierement lacustre au pays, il suffit de voir a l’avenir quel type d’habitat mettre en place.